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Avant ou après le vin rosé, le peintre Paul Cézanne reste une des valeurs d’exportation les plus sûres de Provence.

La Fondation Gianadda vient de frapper un grand coup à Martigny avec l’exposition Le chant de la terre. Du 16 juin au 19 novembre 2017, près de 100 œuvres sont exposées à la Fondation.

Après les rétrospectives, ces dernières années, des peintres impressionnistes et postimpressionnistes, c’est une fois de plus au tour de Paul Cézanne d’être sous les feux de la rampe.

Un florilège rare et précieux recueilli dans les collections particulières suisses et des musées du monde entier.

Non, bien sûr que non, il n’est pas nécessaire une fois passée la frontière, de montrer toutes les fois patte blanche pour accéder aux sous-sols des banques alémaniques afin de pouvoir goûter aux saveurs contemplatives extrêmes des tableaux de Paul Cézanne que possèdent les collectionneurs privés suisses.

Aujourd’hui, rien de plus simple, la Fondation est ouverte à tous moyennant 14 euros l’entrée et 640 km d’autoroute de porte à porte depuis Aix-en-Provence. Elle vous présentera les plus beaux chefs d’œuvre cézanniens cachés de l’Helvétie. Un must, « La maison parmi les arbres » (n°61 du catalogue), véritable introduction aux œuvres peintes à Syracuse par Nicolas de Staël…

Quels moments rassurants, pour nous visiteurs aixois, que de savoir que la bêtise de l’état français en 1907, refusant les œuvres de jeunesse de Paul, destinées aux décors du grand salon du Jas-de-Bouffan, sera gommée par un marchand d’art et que l’œuvre « Le jeu de cache-cache » présentée à Giannada (n°2 du catalogue) d’après Lancret orne aujourd’hui les cimaises du musée Nakata à Hiroshima.

Un catalogue de 400 pages abondamment illustré accompagne cette exposition. Un coup de cœur : la participation à la rédaction du catalogue de Denis Coutagne, président de la société Paul Cézanne, avec un subtil et très documenté article intitulé « Chemin – Cézanne », une invitation mystique à la marche sur les pas de l’artiste.